Le sommeil

"Les troubles du sommeil chez l’enfant de 0 à 5 ans"

avec Lyliane Nemet-Pier, Psychologue clinicienne et psychanalyste d’enfants

Les troubles du sommeil de l’enfant peuvent prendre diverses formes : difficultés d’endormissement, réveils multiples sont les plus fréquents ainsi qu’à un degré moindre, cauchemars, terreurs nocturnes et somnambulisme. Chaque cas étant différent, il peut être difficile d’en reconnaître les causes. Lyliane Nemet-Pier, psychologue clinicienne et psychanalyste, répond aux questions des parents sur le sommeil de l’enfant pour les aider à comprendre ce que sont les troubles du sommeil et comment y remédier. Un dossier thématique complet est proposé sous forme de questions-réponses, chaque réponse étant associée à des conseils pratiques destinés aux parents souhaitant mieux appréhender et gérer les troubles du sommeil de leur enfant.

 

L’essentiel du sommeil de l’enfant

 

 

Le sommeil de l’enfant en 5 questions



Le train du sommeil

Le sommeil de l’enfant est organisé en cycles qui évoluent au cours de la vie, eux-mêmes composés de plusieurs phases. Ces cycles peuvent être assimilés à des petits trains dont les wagons représentent les différentes phases du sommeil et la locomotive correspond à la phase d’endormissement. En grandissant, l’enfant construit progressivement son sommeil de nuit en s’installant dans un rythme régulier. En connaissant mieux les cycles de sommeil de votre enfant et ses particularités grâce à notre vidéo, vous pourrez l’aider à bien dormir.

 

 

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Le moment du coucher de l’enfant n’est pas important et peut varier.
Bonne réponse !
Mauvaise réponse !
Le moment du coucher est très important et permet à l’enfant de s’endormir rapidement s’il est bien choisi.

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Les terreurs nocturnes sont peu fréquentes et ne touchent que 3 % des enfants, contrairement aux cauchemars. Elles sont rares avant l’âge de 15 mois et surviennent de préférence entre 4 et 12 ans. Elles surviennent lors du sommeil lent très profond, c’est-à-dire le sommeil correspondant à la première partie de la nuit, lorsque l’enfant dort profondément. Il s’agit d’un trouble du sommeil se manifestant par un cri ou des pleurs perçants, associés à des signes d’angoisse. Le corps de l’enfant est parcouru de tremblements et couvert de sueur. L’enfant a généralement tout oublié au réveil. Les terreurs nocturnes sont principalement dues au manque de sommeil mais une nervosité pouvant être associée à des changements dans le quotidien de l’enfant peut également en être la cause. La pratique de la sieste pendant la journée peut aider à résoudre le problème chez l’enfant en bas âge : 3 siestes par jour jusqu’à un an puis 2 par jour jusqu’à l’âge de 15 mois et enfin une sieste par jour par la suite. 

Conseil

En cas de terreurs nocturnes, il est inutile de réveiller, secouer ou consoler votre enfant car il dort profondément et n’est pas sensible aux paroles de consolation. Si les terreurs deviennent trop fréquentes, un psychologue doit être consulté pour essayer d’en comprendre la cause.

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L’existence de phases d’agitation pendant le sommeil est normale chez le bébé.
Bonne réponse !
Mauvaise réponse !
Le sommeil du bébé est entrecoupé de phases de sommeil agité jusqu’à l’âge de 2 mois.

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Lorsqu’un bébé « fait ses nuits », cela signifie qu’il dort entre minuit et 5 heures du matin sans réclamer à manger ou ses parents. En moyenne, le bébé commence à faire ses nuits entre 3 et 6 mois. Le rythme circadien du bébé se développe au fur et à mesure qu’il grandit ce qui va lui permettre d’être très vite sensible à l’alternance jour/nuit ; il sera plus éveillé la journée et dormira plus la nuit. Plus le sommeil lent profond augmente, moins il se réveille. Cependant, faire ses nuits ne signifie pas que le bébé ne se réveille pas. Il est normal qu’il se réveille à chaque changement de cycle mais il se rendort quelques minutes après. On ne parlera de véritables "troubles du sommeil" qu'après l'âge de 6 mois, si le bébé tient ses parents éveillés toute la nuit.

 

Conseil

L'alternance jour/nuit, ou lumière naturelle/obscurité, est un donneur de temps majeur pour le bébé. Promener votre bébé entre 12 et 16 heures en période néonatale l’aidera à dormir davantage la nuit qu’un bébé qui reste à la maison. Une fois que le bébé grandit, la régularité de l’heure du lever le matin devient plus importante. Un bébé n’a pas besoin de lumière pour s’endormir : la peur du noir n’apparaissant généralement pas avant l’âge de 2 ans, l’obscurité favorisera son endormissement. Enfin, n’hésitez pas à mettre en place un rituel du coucher pour l’aider à faire la transition entre le jour et la nuit. 

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Un enfant faisant des terreurs nocturnes ne doit pas être réveillé.
Bonne réponse !
Mauvaise réponse !
Un enfant faisant des terreurs nocturnes dort profondément et ne doit pas être réveillé.

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Certains problèmes mécaniques peuvent être à l’origine de troubles du sommeil. Chez le bébé, la naissance peut avoir été relativement traumatique et avoir entraîné notamment un torticolis, des douleurs fonctionnelles ou une compression crânienne. Certaines douleurs dues par exemple à des coliques ou des reflux gastro-œsophagiens peuvent également perturber l’endormissement ou le sommeil du bébé. Par ailleurs, le bébé peut ressentir des tensions liées à un stress extérieur qui perturberont son sommeil. Ces problèmes mécaniques feront que le bébé aura du mal à se relaxer et ressentira un inconfort voire un mal-être général. L’ostéopathe va examiner le corps du bébé, détecter les différentes tensions et les dénouer afin de lui permettre de retrouver un équilibre et d’être de nouveau à l’aise dans son corps. Le bébé pourra alors s’endormir plus facilement et dormir paisiblement. Cependant, si le problème n’est pas d’ordre mécanique, l’ostéopathie ne permettra pas d’apporter d’amélioration.

Conseil

La consultation d’ostéopathie doit être considérée comme un complément aux consultations de première intention chez un pédiatre. L’ostéopathe peut intervenir dès les premiers jours de vie de votre bébé, lorsque ses structures osseuses, musculaires et articulaires sont malléables ; les corrections seront ainsi plus rapides et efficaces. N’attendez pas pour consulter si vous suspectez un problème ! 

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Un bébé fait ses nuits vers l’âge de 1 an en moyenne.
Bonne réponse !
Mauvaise réponse !
Un bébé fait généralement ses nuits entre 3 et 6 mois.

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Lorsqu’un bébé « fait ses nuits », cela signifie qu’il dort entre minuit et 5 heures du matin sans réclamer à manger ou ses parents. En moyenne, le bébé commence à faire ses nuits entre 3 et 6 mois. Le rythme circadien du bébé se développe au fur et à mesure qu’il grandit ce qui va lui permettre d’être très vite sensible à l’alternance jour/nuit ; il sera plus éveillé la journée et dormira plus la nuit. Plus le sommeil lent profond augmente, moins il se réveille. Cependant, faire ses nuits ne signifie pas que le bébé ne se réveille pas. Il est normal qu’il se réveille à chaque changement de cycle mais il se rendort quelques minutes après. On ne parlera de véritables "troubles du sommeil" qu'après l'âge de 6 mois, si le bébé tient ses parents éveillés toute la nuit.

 

Conseil

L'alternance jour/nuit, ou lumière naturelle/obscurité, est un donneur de temps majeur pour le bébé. Promener votre bébé entre 12 et 16 heures en période néonatale l’aidera à dormir davantage la nuit qu’un bébé qui reste à la maison. Une fois que le bébé grandit, la régularité de l’heure du lever le matin devient plus importante. Un bébé n’a pas besoin de lumière pour s’endormir : la peur du noir n’apparaissant généralement pas avant l’âge de 2 ans, l’obscurité favorisera son endormissement. Enfin, n’hésitez pas à mettre en place un rituel du coucher pour l’aider à faire la transition entre le jour et la nuit. 

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L’ostéopathie peut aider à traiter certains troubles du sommeil du bébé.
Bonne réponse !
Mauvaise réponse !
Un ostéopathe peut identifier un problème mécanique pouvant être à l’origine de troubles du sommeil.

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Certains problèmes mécaniques peuvent être à l’origine de troubles du sommeil. Chez le bébé, la naissance peut avoir été relativement traumatique et avoir entraîné notamment un torticolis, des douleurs fonctionnelles ou une compression crânienne. Certaines douleurs dues par exemple à des coliques ou des reflux gastro-œsophagiens peuvent également perturber l’endormissement ou le sommeil du bébé. Par ailleurs, le bébé peut ressentir des tensions liées à un stress extérieur qui perturberont son sommeil. Ces problèmes mécaniques feront que le bébé aura du mal à se relaxer et ressentira un inconfort voire un mal-être général. L’ostéopathe va examiner le corps du bébé, détecter les différentes tensions et les dénouer afin de lui permettre de retrouver un équilibre et d’être de nouveau à l’aise dans son corps. Le bébé pourra alors s’endormir plus facilement et dormir paisiblement. Cependant, si le problème n’est pas d’ordre mécanique, l’ostéopathie ne permettra pas d’apporter d’amélioration.

Conseil

La consultation d’ostéopathie doit être considérée comme un complément aux consultations de première intention chez un pédiatre. L’ostéopathe peut intervenir dès les premiers jours de vie de votre bébé, lorsque ses structures osseuses, musculaires et articulaires sont malléables ; les corrections seront ainsi plus rapides et efficaces. N’attendez pas pour consulter si vous suspectez un problème ! 

Pour aller plus loin

Brochure "Les troubles du sommeil chez l'enfant de 0 à 5 ans"

Tout savoir sur le sommeil de l'enfant de 0 à 5 ans