Accouche : le podcast qui raconte l'intimité de la naissance

En France, plus de 2000 bébés naissent chaque jour.

Pour les parents comme pour les professionnels de santé, la grossesse et l’accouchement restent une aventure puissante, un voyage chaque fois renouvelé. Chaque épisode d'Accouche est une conversation entre une sage-femme et un autre expert - gynécologue, anesthésiste mais aussi psychologue ou encore philosophe – autour de la grossesse et de l’accouchement.

Ensemble, ils ouvrent les portes des salles de naissance, partagent leur savoir-faire et font évoluer les pratiques, pour toujours mieux accompagner les femmes lors de leur grossesse et leur accouchement.

 

Accouche
le podcast qui raconte l'intimité de la naissance

Accouchement physiologique : une demande croissante

Accouche plonge dans l’univers des pratiques physiologiques pour accompagner l'accouchement et la naissance.

Un échange entre Chloé Barasinski, sage-femme lauréate de la Bourse de Recherche en Maïeutique en 2013 et Hélène de Gunzbourg, philosophe et sage-femme à la retraite, animé par Claire Byache, journaliste.

Dans cet épisode d’Accouche se noue une discussion autour de "l’accouchement physiologique". Il s’agit en première définition d’un accouchement qui requiert un minimum d’intervention médicale, après une grossesse non pathologique et un travail spontané. Il a lieu par voie basse – c’est le cas de 80 % des accouchements en France. Mais un accouchement ne cesse pas d’être "physiologique" parce qu’ont eu lieu une analgésie péridurale, ni même une césarienne programmée ! Car d’autres pratiques physiologiques peuvent être mises en place, comme le peau à peau avec le bébé ou l’allaitement : « L’accouchement physiologique est accessible à toutes », insiste Chloé Barasinski. Grâce aux liens privilégiés tissés avec la mère, la sage-femme accompagne la mise en place de ces pratiques, guide, rassure, aide à ressentir et à prendre confiance. Un rôle qui se déploie sans jugement de valeur, sans contrainte de performance, dans l’écoute des besoins et des désirs de la jeune mère.

Postures maternelles : rendre les femmes plus actrices de leur accouchement

Accouche invite les futures mères à réfléchir à leur position d'accouchement dès la grossesse.

Un échange entre Géraldine Meunier, sage-femme lauréate de la Bourse de Recherche en Maïeutique en 2017 et Jean-Paul Renner, gynécologue obstétricien, animé par Claire Byache, journaliste.

Cet épisode d’Accouche invite les femmes à réfléchir à leur position pour accoucher dès la grossesse. La posture maternelle est en effet primordiale lorsqu’on met un enfant au monde, or ce choix s’effectue souvent au dernier moment. Davantage par méconnaissance des autres positions que par choix mûrement réfléchi, la plupart des femmes – près de 90 % d’entre elles en France – choisissent le décubitus dorsal. Mais il n’y a pas de bon ni de mauvais choix. Allongée sur le dos ou sur le côté, semi-assise : la posture est fonction de la position du bébé, bien sûr, mais aussi et surtout du désir de la mère. Dès la grossesse, la future mère, accompagnée par la sage-femme ou l’obstétricien, peut jouer sur ses sensations, faire "monter" ou "descendre" le bébé grâce aux contractions abdominales, se "reconnecter" à son propre corps et prendre ainsi conscience des diverses possibilités. Car « l’accouchement commence pendant la grossesse », selon la belle formule de Jean-Paul Renner.

Gestion de la douleur pendant l’accouchement : les différentes méthodes

Accouche se penche sur le thème incontournable de la douleur et des solutions analgésiques, médicamenteuses ou non.

Un échange entre Jade Merrer, sage-femme lauréate de la Bourse de Recherche en Maïeutique en 2018 et Estelle Morau, médecin anesthésiste réanimateur, animé par Claire Byache, journaliste.

En France, 80 % des accouchements par voie basse se déroulent sous péridurale, rappelle cet épisode d’Accouche. Mais péridurale ou pas, les femmes sont confrontées aux contractions durant le travail et donc à de possibles douleurs. Pour les soulager, deux femmes sur cinq recourent à des pratiques non médicamenteuses : hypnose, sophrologie, acupuncture, immersion dans l’eau, position antalgique, recours au ballon, déambulation… Cela constitue une relative nouveauté, car la péridurale a longtemps été considérée comme le meilleur moyen, sinon le seul, pour soulager la douleur. Aujourd’hui, l’utilisation de méthodes différentes, y compris de manière simultanée, est devenue plus courante ; elle permet de mieux prendre en charge la douleur dans ses composantes physique, émotionnelle et cognitive. Et elle est d’autant plus naturelle que la femme aura pu réfléchir, durant la grossesse, aux modalités de prise en charge souhaitables pour elle.

 

Pour aller plus loin 

Consultez la brochure d'information pour les patientes réalisée par le CARO (Club Anesthésie Réanimation en Obstétrique) >

Accouchement à domicile : un projet "hors normes"

Accouche aborde la question de l’accouchement à domicile, un acte engageant tant pour les parents que pour les sages-femmes.

Un échange entre Céline Puill, sage-femme lauréate de la Bourse de Recherche en Maïeutique en 2014 et Bernard Maria, gynécologue obstétricien, animé par Claire Byache, journaliste.

Dans cet épisode d’Accouche sont discutés les modalités, avantages et limites de l’accouchement à domicile. En France, cela ne concerne que 1 à 2 % des naissances alors qu’en 1952, 47 % des femmes accouchaient chez elles ! « L’accouchement à domicile a été oublié par les femmes, les professionnels et les autorités », résume le Dr Maria. Seule une centaine de sages-femmes accepte de le prendre en charge : les militantes d’une venue au monde physiologique, conforme aux vœux de la future mère. Quant aux risques, ils sont limités dès lors que sont respectées deux conditions. D’abord, une relation étroite entre la femme enceinte et la sage-femme, laquelle sait identifier les situations ou les risques qui justifieraient un accouchement à l’hôpital – indication de césarienne, hémorragie, hypertension – y compris une fois le travail amorcé. Ensuite, un lien solide entre la sage-femme et une équipe hospitalière qui puisse prendre le relais si nécessaire.

Dépression post-partum : oser en parler

Baby blues, dépression, Accouche fait le point sur la vulnérabilité des femmes après la naissance et propose des clefs pour mieux la détecter et l’accompagner.

Un échange entre Marine Pranal, sage-femme lauréate de la Bourse de Recherche en Maïeutique en 2016 et Diane de Wailly, psychologue clinicienne et ancienne sage-femme, animé par Claire Byache, journaliste.

Cet épisode d’Accouche s’intéresse à un phénomène tabou quoique courant, puisqu’il affecte près d’une femme sur cinq : la dépression post-partum. Distincte du baby-blues, la dépression post-partum survient à distance de l’accouchement – raison pour laquelle le lien n’est pas toujours établi – à un moment où la famille proche est souvent moins présente et où le conjoint a repris le travail. Or elle peut être prévenue, parfois dès la grossesse, si les sages-femmes parviennent à repérer des facteurs de risque – isolement social ou familial, précarité économique, fragilité psychologique – et gardent à l’esprit, cependant, que toute mère peut être touchée, même en l’absence de risque a priori. Après la naissance, plusieurs signes peuvent alerter : tristesse inexplicable, pleurs soudains, sentiment d’angoisse. Consultations psychologiques, groupes de soutien à la parentalité, accueil ponctuel à la PMI peuvent alors aider la mère à surmonter l’épreuve. Et à ne surtout pas culpabiliser !

Bande-annonce

Découvrez Accouche, le podcast qui raconte l'intimité de la naissance.