Evaluation des effets d’une dépression maternelle pré ou postpartum sur le développement du nourrisson et la mise en place des interactions précoces

Entretien avec Priscille GERARDIN

Psychiatre de formation, j’ai obtenu durant mon internat un DU (Diplôme Universitaire) de psychopathologie du bébé à l’UFR de Bobigny-Paris XIII, une licence et maîtrise de psychologie à Paris VII et un Master 2 Recherche sur les effets du stress pendant la gestation chez la souris
 
J'ai été chef de clinique assistant à la Pitié-Salpêtrière, dans le service du Pr. Mazet, de 1999 à 2002.
 
En 2006, j’ai soutenu ma thèse de sciences sur les risques de la dépression périnatale, à l’Ecole Doctorale « Cerveau, Cognition, Comportement »de Paris VI. Depuis cette date, je suis également habilitée à diriger des recherches à l’université de Rouen. Je suis actuellement professeur des Universités en Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent et praticien hospitalier au CHU de Rouen.


Grossesse et interactions précoces


Dans le cadre de la recherche débutée en 2001, je souhaitais mettre en évidence l’importance de la période de la grossesse pour la mère, le développement du bébé et les interactions précoces. A l’époque, on se concentrait davantage sur le post-partum, moins sur la grossesse elle-même.
 
Le soutien de la Fondation à ce projet de recherche a permis de l'initialiser puis d'obtenir un Programme hospitalier de recherche clinique national (PHRC-2002), élargissant le recrutement et permettant une recherche prospective depuis la grossesse jusqu’aux 18 mois de l'enfant sur une cohorte de 220 mères. Enfin, jusqu’à aujourd’hui, j’ai poursuivi mes tâches de recherche dans les domaines du stress, de la dépression et du développement.